Cancer de l'endomètre

Le cancer de l’endomètre, également appelé cancer du corps utérin, se développe dans la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. C’est le cancer gynécologique le plus fréquent après le cancer du sein, touchant principalement les femmes après la ménopause.

Comprendre le cancer de l'endomètre

La majorité des cancers de l’endomètre se développent à partir des cellules glandulaires de la muqueuse utérine. On distingue plusieurs types :

L’adénocarcinome endométrioïde C’est la forme la plus fréquente, représentant environ 80% des cas. Il se développe à partir des cellules glandulaires de l’endomètre. Ces cancers sont généralement diagnostiqués à un stade précoce, car ils provoquent des saignements rapidement, ce qui permet souvent une prise en charge rapide avec un bon pronostic.

Le carcinome séreux Plus rare mais plus agressif, il représente environ 10% des cancers de l’endomètre. Il nécessite une prise en charge spécifique car il a tendance à se propager plus rapidement que la forme endométrioïde.

Le carcinome à cellules claires Cette forme est également peu fréquente (environ 5% des cas). Comme le carcinome séreux, il est considéré comme plus agressif et nécessite une prise en charge adaptée.

Les formes mixtes Certains cancers peuvent présenter des caractéristiques de plusieurs types. Le traitement est alors adapté en fonction des composantes présentes.

Cette classification est importante, car elle guide les décisions thérapeutiques. Chaque type de cancer peut nécessiter une approche différente en termes de chirurgie et de traitements complémentaires.

Quels sont les facteurs de risque ?

Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque :

  • L’âge : plus fréquent après la ménopause
  • L’obésité
  • Le diabète
  • L’hypertension artérielle
  • L’absence de grossesse
  • Une puberté précoce ou une ménopause tardive
  • La prise de tamoxifène (traitement du cancer du sein)
  • Certains antécédents familiaux (syndrome de Lynch)

La prise en charge thérapeutique

Le traitement est personnalisé selon :

  • Le type et le stade du cancer
  • L’âge de la patiente
  • Son état général
  • Son désir éventuel de grossesse

Détection et diagnostic

Le principal signe d’alerte est un saignement vaginal :

  • Après la ménopause : tout saignement est anormal et doit faire consulter
  • Avant la ménopause : saignements irréguliers ou anormalement abondants
  • Pertes vaginales inhabituelles

Les examens diagnostiques

Le diagnostic s’appuie sur plusieurs examens :

  • L’examen gynécologique
  • L’échographie pelvienne et endovaginale
  • L’hystéroscopie : permet de visualiser l’intérieur de l’utérus
  • La biopsie de l’endomètre
  • L’IRM pelvienne
  • Le scanner thoraco-abdomino-pelvien
  • Le PET-scan dans certains cas

Les interventions chirurgicales

L’hystérectomie totale C’est l’ablation complète de l’utérus et du col de l’utérus. Cette intervention peut être réalisée par différentes voies selon votre situation :

  • Par voie minimalement invasive (cœlioscopie) : petites incisions dans l’abdomen
  • Par voie vaginale : sans cicatrice sur l’abdomen
  • Par laparotomie : incision abdominale classique, réservée à certains cas particuliers Le choix de la technique dépend de plusieurs facteurs que votre chirurgien évaluera avec vous.

L’ablation des ovaires et des trompes Appelée annexectomie bilatérale, cette intervention est généralement réalisée en même temps que l’hystérectomie. Elle est recommandée, car les ovaires peuvent être un site de propagation du cancer, et leur présence peut dans certains cas stimuler la croissance de cellules cancéreuses. Chez les femmes non ménopausées, cette intervention entraînera une ménopause immédiate qui nécessitera un accompagnement spécifique.

Le curage ganglionnaire pelvien Cette étape consiste à retirer les ganglions lymphatiques du pelvis pour les analyser. C’est un geste important qui permet de vérifier si le cancer s’est propagé aux ganglions et de déterminer le stade précis de la maladie, afin d’adapter les traitements complémentaires si nécessaire. La technique du ganglion sentinelle, moins invasive, peut parfois être proposée dans certains cas.

Les traitements complémentaires

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Questions fréquentes

C’est un examen rapide permettant d’examiner l’intérieur de l’utérus à l’aide d’une petite caméra. Il est réalisé en consultation ou sous anesthésie légère.

La radiothérapie n’est pas douloureuse pendant les séances, mais peut entraîner des effets secondaires qui seront surveillés et pris en charge.

C’est une question importante, particulièrement pour les femmes jeunes. Dans la majorité des cas, le traitement standard du cancer de l’endomètre comprend l’ablation de l’utérus et des ovaires, rendant impossible une grossesse future. Cependant, pour certaines patientes jeunes présentant un cancer très précoce, il est parfois possible de discuter d’un traitement permettant de préserver la fertilité. Cette décision est prise après une discussion approfondie avec l’équipe médicale, en prenant en compte votre situation personnelle et les caractéristiques de votre cancer. N’hésitez pas à aborder vos souhaits de grossesse avec votre médecin dès le début de votre prise en charge.

Ils varient selon les traitements : fatigue, troubles digestifs, bouffées de chaleur… L’équipe médicale vous accompagne pour les gérer au mieux.

Un calendrier de surveillance personnalisé est établi. Le suivi après traitement comprend :

  • Des examens cliniques réguliers
  • Des échographies pelviennes
  • Des examens biologiques
  • D’autres examens d’imagerie selon les cas

Les effets varient selon les traitements : fatigue, nausées, troubles digestifs, risque d’infection… L’équipe médicale vous accompagne pour les gérer au mieux.

La reprise d’une activité physique est progressive et encouragée. Votre équipe médicale vous guidera sur le rythme adapté.

Des modifications de la vie intime sont possibles. N’hésitez pas à en parler avec votre équipe médicale qui pourra vous conseiller et vous orienter.

Certains traitements nécessitent une hospitalisation, d’autres peuvent être réalisés en ambulatoire. Le programme est adapté à chaque situation.

De nombreuses associations proposent un accompagnement et un soutien précieux tout au long de votre parcours. Cliquez ici pour découvrir une sélection d’associations de patientes qui pourront vous accompagner.